chronique

Marguerite Duras, La douleur

douleurAuteur : Marguerite Duras
Éditions: Folio
Date de parution : 1985
Nombre de pages : 218

Synopsis : « J’ai retrouvé ce Journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château. Je n’ai aucun souvenir de l’avoir écrit. Je sais que je l’ai fait, que c’est moi qui l’ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l’endroit, la gare d’Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l’aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien. Ce qui est sûr, évident, c’est que ce texte-là, il ne me semble pas pensable de l’avoir écrit pendant l’attente de Robert L. Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m’épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver. La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d’une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n’ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m’a fait honte. »

Biographie de l’auteur :
Marguerite Duras (Marguerite Donnadieu) est née en 1914 en Indochine où elle reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Après des études de mathématiques, sciences politiques, et une licence de droit, elle est secrétaire au Ministère des Colonies, de 1935 à 1941. Pendant la guerre, elle entre dans la Résistance. En 1945, elle s’inscrit au Parti communiste dont elle est exclue dix ans plus tard. Marguerite Duras publie son premier roman, Les Impudents, en 1943.
Le roman « L’Amant » obtient le Prix Goncourt en 1984 et apporte la célébrité à Marguerite Duras. Jean-Jacques Annaud en fait un film, quelque temps plus tard.
Après avoir été scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Hiroshima, mon amour), Marguerite Duras va réaliser ses propres films (Nathalie Granger, Le Camion). Elle se consacre aussi au théâtre.
Elle mourra en 1996.

Mon avis :
La douleur fut une très bonne surprise de mes lectures de DUT. En lisant le résumé je ne m’attendais pas du tout à me retrouver lors de la 2GM, avec une femme désespérée de retrouver son mari qui a été déporté dans les camps.

Le roman est divisé en plusieurs parties dans un premier temps nous avons l’attente de Marguerite Duras, qui cherche désespérément à savoir si son mari est en vie. Je dirais tout âme sensible s’abstenir car ces écrits sont des plus touchant.
Puis dans un second temps elle nous évoque les rapports tendus qu’elle a entretenus avec un agent de la Gestapo. Et j’ai été enchantée de découvrir le semi « affrontement » journalier entre un agent de la Gestapo et une résistante sous couverture.
Par la suite on change de décors et on se retrouve avec Thérèse la résistante. Thérèse qui va mener des interrogatoires et bien plus, avec cette partie on découvre le décor des résistants.
Enfin les deux dernières parties sont plus floues et je reconnais ne pas trop comprendre ce qu’elles ajoutent au roman. Mais cela reste une très bonne lecture qui se lie très vite.

A découvrir.

Avez-vous lu La douleur ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman ?
Le recommanderiez-vous ?

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2 réflexions au sujet de « Marguerite Duras, La douleur »

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