chronique

Antonio Soler, Le sommeil du caïman

_35Auteur: Antonio Soler
Éditions: Tropea
Date de sortie: 2006
Nombre de page: 188

Synopsis: « Le réceptionniste de l’hôtel Regina à Toronto, au Canada, croit reconnaître dans l’identité d’un client l’homme qui a bouleversé sa vie : « Luis Bielsa. Il a un passeport espagnol. Il vit à Barcelone. Il est né en 1919. Soixante-seize ans. » Et du trouble à cette certitude, notre vieil homme en exil, dont on ne connaîtra jamais le nom, va nous raconter et écrire sa vie, nous donner la raison qui l’a mené au Canada. L’Espagne, Franco, les communistes, la prison, les oiseaux, l’amour, Eva, Luis et les autres. »

Biographie de l’auteur:
Antonio Soler est un romancier espagnol né en 1956, en pleine période du franquisme. Quelques livres ont suffi à Antonio Soler pour que ce natif de Malaga, au sud de la péninsule ibérique, devienne un des meilleurs écrivains contemporains. Prix Herralde de la literatura et prix de la critica en 1996 pour son troisième roman Les Danseuses mortes, prix Primavera en 1999, il obtient en 2004, à l’occasion du Chemin des Anglais, le prix Nadal, autrement dit : le prix Goncourt espagnol. Antonio Soler est un homme de prix. Sept livres, quatre prix – au moins.

Mon avis :
J’ai été plus que décontenancée par cette lecture. L’histoire se déroule vingt ans après la période franquiste en Espagne. On y retrouve un réceptionniste d’un hôtel au Canada, vivant désormais seul car il a perdu sa femme. L’élément déclencheur de cette histoire sera, comme indiqué dans le synopsis, Luis Bielsa. Ce dernier est bien connu du réceptionniste, ils ont ensemble mené une révolution. Mais cette histoire est bien ancienne et nous faisons donc des retours en arrières.

Nous nous retrouvons donc sous le règne de Franco en Espagne. Notre réceptionniste est alors un jeune homme rempli de rêve. Il se sent puissant avec ses amis et la femme qu’il aime. Il tombera amoureux et mènera plusieurs combats. Mais cette vie sera analysée sous un regard mure, un regard plein de regret. Nous suivrons ainsi un homme en âge de la retraite mais face à ses souvenirs d’hier. Un homme hanté par son passé, qui apparait sous le visage de Luis Bielsa.

La plume de l’auteur est une touche poétique. J’ai comme l’impression de me retrouver dans le poème Le Lac de Lamartine et d’évoquer la fuite du temps. Car c’est bien cela qu’il est question dans ce récit, le temps. Le temps qui a passé, le temps des mauvais choix, le temps oublié, le temps qu’il nous reste.

Le passé qui refait surface.

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