chronique

Victor Hugo, Le dernier jour d’un condamné

47646674Auteur : Victor Hugo
Éditions: Pocket
Date de sortie :
1829
Nombre de page :
102

Synopsis : « Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt sa tête roulera sur la sciure. Jugé, emprisonné, enchainé, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur »- et notre peur grandit avec la sienne. L’aumônier viendra, puis les assistants du bourreau. Il montera dans la charrette, traversera la foule hideuse. Au bout de la marche au supplice, l’apparition de la guillotine. On dit qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, mais qui le sait ? »

Biographie de l’auteur :
Victor Hugo est né à Besançon en 1802. Tout en suivant des études de philosophies et de mathématiques au lycée Louis-le-Grand, il s’adonne déjà à la poésie. Il obtient ses premiers succès avec les Odes et les poésies diverses (1822) et s’impose comme le chef de file du mouvement romantique après l’ardente « bataille » autour de son drame Hernani (1830). Dès lors sa réputation ne cesse de croître ; il se tourne vers la politique, et rejoint le camp des « libéraux ». Mais le coup d’Etat de Napoléon III le contraint à un long exil. Réfugié à Guernesey, il multiplie les chefs-d’œuvre. Après la chute du Second Empire (1870), son retour en France est triomphal. Il ne cessera d’écrire jusqu’à sa mort en 1885 à Paris, suivie de monumentales funérailles nationales au Panthéon.

Mon avis :
Face à la peine de mort Victor Hugo a choisi son camp, et dans Le dernier jour d’un condamné, la guillotine est la seule meurtrière.

L’œuvre se présente comme un journal où le condamné parle des dernières 24 heures de sa vie avant son exécution. On ne connaitra jamais son nom, ni le crime qu’il a commis. Il ne portera pas d’étiquette pour le lecteur, ce sera simplement un homme qui parle de sa vie passée, de ses angoisses, de ses souffrances.

La bêtise humaine est bien représentée, on sent l’acharnement de l’auteur à nous faire ouvrir les yeux. Victor Hugo a toujours les mots justes pour donner la parole à ceux pour qui elle a été refusée. L’homme qui va vous raconter pendant une centaine de pages son histoire va forcément vous toucher, il ne cherchera pas votre pitié, ni à ce que vous compreniez son acte, tout ce qu’il souhaite c’est de l’humanité.

Cette œuvre est historique, même si elle n’a pas pu changer le cours de l’Histoire et que l’auteur n’a pas connu l’abolition de la peine de mort. Pour nous qui sommes nés sans s’en soucier, on peut faire l’effort d’en apprendre plus. C’est pourquoi je vous conseille ce roman, devenu culte aujourd’hui.

Un réquisitoire historique.

Avez-vous lu Le dernier jour d’un condamné ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman ?
Le recommanderiez-vous ?

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3 réflexions au sujet de « Victor Hugo, Le dernier jour d’un condamné »

  1. Oui, je l’ai lu et l’ai apprécié, mais j’ai préféré Claude Gueux, que j’ai trouvé encore meilleur, car on s’attache davantage au héros. Cela ne parle pas à proprement parler de la peine de mort mais de la prison, de la violence psychologique faite aux pauvres de son époque. C’est court et super intéressant. Cela dit, je recommanderais sans hésiter le Dernier jour d’un condamné.

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