chronique

Marguerite Duras, L’Amant

couv4259906Auteur : Marguerite Duras
Éditions:
France Loisir
Date de parution :
1984
Nombre de pages :
110

Synopsis : « Marguerite Duras n’est alors qu’une lycéenne, en robe de soie, avec des souliers lamés or et coiffée d’un feutre d’homme. Elle vit dans la moiteur torride de Saïgon, entre une mère neurasthénique, un jeune frère fragile, un frère plus âgé qui ne songe qu’à faire mal.
Un jour un Chinois, avec une belle limousine noire, l’aborde. De cette fillette, il va faire une femme, il l’aime à la folie, tremble d’amour, toujours « à la merci d’une insulte ». Elle le désire. Dans un studio de Cholon, ils vivent leur amour voluptueux derrière des persiennes closes.
Tout les sépare et aucun avenir commun ne leur est destiné. Le Chinois est condamné à épouser une femme de son sang, à plier sous le joug paternel ; la jeune fille rêve d’être écrivain et va partir pour la France… »

Biographie de l’auteur :
Marguerite Duras (Marguerite Donnadieu) est née en 1914 en Indochine où elle reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Après des études de mathématiques, sciences politiques, et une licence de droit, elle est secrétaire au Ministère des Colonies, de 1935 à 1941. Pendant la guerre, elle entre dans la Résistance. En 1945, elle s’inscrit au Parti communiste dont elle est exclue dix ans plus tard. Marguerite Duras publie son premier roman, Les Impudents, en 1943.
Le roman L’Amant obtient le Prix Goncourt en 1984 et apporte la célébrité à Marguerite Duras. Jean-Jacques Annaud en fait un film, quelque temps plus tard.
Après avoir été scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Hiroshima, mon amour), Marguerite Duras va réaliser ses propres films (Nathalie Granger, Le Camion). Elle se consacre aussi au théâtre.
Elle mourra en 1996.

Mon avis :
C’est une œuvre bouleversante, intemporelle et vraie. Marguerite Duras se dévoile sans masque, sans exagération, sans adoucir les faits. Ça peut paraitre parfois cru, directe, sans pitié, mais au moins le mensonge n’a pas sa place dans ses écrits. L’auteure ne nous parle pas vraiment d’elle mais en parlant de ses proches et de ce qu’elle a vécu on arrive à la retrouver.

Dans ce texte, que l’on pourrait qualifier même de journal intime, Marguerite Duras a choisi de nous parler d’un moment de sa vie qui l’a marqué à tout jamais, le jour où elle a rencontré le Chinois de Cholen. Cet homme plus âgé qu’elle, mais tellement plus impressionné, deviendra son amant. A partir de là la jeune fille qui ne saura trop quoi faire de cet amour ne pourra sans passer.

Mais un autre aspect est évoqué dans ces écrits. L’auteure nous parle de sa mère et de ses deux frères. La relation qu’elle a avec sa mère est déroutante, puisqu’elle semble préférer ses fils, mais par certains autres côtés elle est belle. Pour ce qui est de son grand frère leur relation est chaotique, à vrai dire seul les liens du sang les relies pour le reste rien ne les attaches. Quant à son autre grand frère, de deux ans son ainé, mais qu’elle nomme dans ce texte son petit frère, cette relation est beaucoup plus fusionnelle que n’importe quelle autre. C’est lorsqu’elle évoque sa famille, que j’ai été le plus touchée. Elle écrit sans doute pour ce soulager elle-même de ce souvenir, de leur souvenir, et c’est ce qui rend ce texte magnifique.

En finissant cette lecture j’étais bouleversée et je ne savais même pas si j’étais capable d’en faire une chronique. Pour moi il faut avoir lu ce livre parce que c’est tout simplement un chef-d’œuvre de la littérature française, mais je ne saurais pas vous expliquer mon ressentie final. Tout ce que je peux vous dire c’est que l’auteure nous raconte une part de sa vie en toute honnêteté et qu’on devrait la lire rien que pour ça.

Magnifique !

Avez-vous lu L’Amant ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman ?
Le recommanderiez-vous ?

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2 réflexions au sujet de « Marguerite Duras, L’Amant »

  1. J’ai lu l’Amant il y a très longtemps et j’ai détesté, mais alors détesté ! J’ai trouvé l’écriture plate, fade sans aucun relief et l’histoire assez moyenne (je ne me souviens pas des relations familiales, seulement de l’histoire d’amour avec le Chinois). Mais ta chronique me donne très envie de le relire parce ton émotion est communicative et il est des livres qu’il faut relire à un âge différent. Je suis d’ailleurs en train de lire un autre roman de Duras (je suis un peu têtue sur les bords, je n’aime pas m’arrêter à une première mauvaise impression), mais hélas pour l’instant, ma lecture ne m’emballe pas, j’attends de voir la suite…

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense qu’il faut un certain âge pour lire ce roman je suis d’accord. Mais c’est vrai que le style de Duras est assez particulier, mais moi c’est ça qui me plait se côté journal intime ou tout est dit sans retenu.
      En tout cas je suis contente que ma chronique t’es donné envie de le redécouvrir 🙂 J’espère que tu l’apprécieras plus !

      Aimé par 1 personne

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