chronique

Luis Sepulveda, Le vieux qui lisait des romans d’amour

cvt_le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour_1129Auteur : Luis Sepulveda
Éditions :
Points
Date de parution :
1989
Nombre de pages :
120

Synopsis : « Antonio José Bolivar connait les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d’amour –seule échappatoire à la barbarie des hommes- pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse… »

Biographie de l’auteur :
Luis Sepulveda est né au Chili en 1949. Étudiant, il est emprisonné sous le régime de Pinochet pendant deux ans et demi. Libéré puis exilé, il voyage à travers l’Amérique latine et fonde des groupes théâtraux en Équateur, au Pérou et en Colombie. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d’amour lui a apporté une renommée internationale. Son œuvre, fortement marquée par l’engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers. Best-seller mondiaux, ses romans sont traduits dans de très nombreux pays. Luis Sepulveda est le fondateur du Salon du Livre ibéro-américain de Gijón (Espagne) destiné à promouvoir la rencontre entre les auteurs, les éditeurs et les libraires latino-américains et leurs homologues européens. Il est également scénariste, réalisateur, producteur et même acteur pour le cinéma.

Mon avis :
Le titre du roman m’a tout particulièrement attirée, mais lorsque j’ai lu les premières pages et que je me suis retrouvée en pleine Amazonie j’ai été plutôt déconcertée. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais étant donné que le résumé était plutôt explicite, mais je n’aime jamais m’y fier. Pourtant il a bien fallu que je m’y fasse et quand la surprise fut passée j’ai tout de même réussi à m’évader.

L’histoire se déroule donc en Amazonie, dans le village d’El Idilio qui est isolé de la civilisation urbaine mais proche des animaux et du peuple des Shuars. Les principales habitants de ce village sont des colons arrivaient il y a plusieurs années lors du plan de colonisation de l’Amazonie. Or tous n’ont pas su s’adapter à l’environnement et se comportent encore comme des urbains en pleine forêt ce qui leur cause bien des problèmes. Cependant un homme a su être accepté parmi le peuple Shuars et a pu en apprendre beaucoup sur cette immense forêt. Ainsi il est l’homme de la situation lorsqu’un chasseur d’or meurt sous les griffes d’une panthère vengeresse. Antonio José Bolivar est alors obligé d’abandonner ses romans d’amour pour retourner à la chasse.

J’ai été plutôt étonnée de découvrir cet homme, âgé de 70ans et fan de romans d’amour « bien triste, avec des souffrances terribles et un happy end ». C’est plutôt paradoxale est pourtant lorsque l’on continue l’histoire cela prend tout son sens. Pour fuir la solitude et la barbarie des hommes Antonio José Bolivar se réfugie dans ces romans. Et n’est-ce pas ce que nous faisons tous en tant que bibliophile ? S’évader vers un monde que l’on partage qu’avec le narrateur et où nous nous sentons plus chez nous qu’ailleurs. C’est bien ce que dit ce roman et c’est pourquoi j’ai été transportée facilement.

Évadez-vous en Amazonie.

Avez-vous lu Le vieux qui lisait des romans d’amour ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman ?
Le recommanderiez-vous ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s