chronique

Curzio Malaparte, Kaputt

indexAuteur : Curzio Malaparte
Éditions :
Folio
Date de parution :
1944
Nombre de pages :
657

Synopsis : « Le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupées net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. Toutes les têtes étaient tournées vers le rivage. Dans les yeux dilatés on voyait encore briller la terreur comme une flamme blanche. Près du rivage, un enchevêtrement de chevaux férocement cabrés émergeait de la prison de glace… Les soldats du colonel Merikallio descendaient au lac, et s’asseyaient sur les têtes des chevaux. On eût dit les chevaux de bois d’un carrousel. »

Biographie de l’auteur :
Né à Prato près de Florence en 1898, Curzio Malaparte est l’un des grands écrivains italiens du vingtième siècle. Il rejoint à seize ans l’armée française, est blessé en Champagne et se voit décoré de la croix de guerre avec palme. De retour en Italie, il mène une carrière d’écrivain, de correspondant de guerre et de journaliste. Ses écrits engagés, Technique du coup d’état (1933), Le soleil est aveugle (1940), Kaputt (1943), lui valent d’être tour à tour déporté, censuré et assigné à résidence par les régimes fasciste et nazi. De sa participation aux combats pour la libération de l’Italie, il tirera en 1949 La Peau. Il meurt à Rome en 1957.

Mon avis :
Pour bien comprendre ce livre je pense qu’il est important de saisir la signification du titre : Kaputt est une expression allemande qui signifie littéralement brisé, fini, réduit en miettes, perdu. Curzio Malaparte commence à écrire Kaputt pendant l’été 1941 en Ukraine et le termine en 1943 en Italie. Malaparte est alors correspondant de guerre et Kaputt est son exutoire. Sous des aires autobiographiques nous suivrons Malaparte durant cette guerre à travers ses déplacements, ses rencontres, et ses souvenirs. Même si le narrateur est le personnage principal de cette histoire nous ne devons pas oublier dans quel décors il évolue, la guerre est omniprésente, elle rode et ne laisse aucun répit.

Peut-être plus cruelle que la Première Guerre Mondiale de par son nombre impressionnant de morts, la Seconde Guerre Mondiale aura laissé des traces indélébiles dont nous nous souvenons encore en 2017. J’aime en apprendre toujours plus de cette période, parce que je considère qu’il est important de ne pas oublier, c’est pourquoi je me suis lancée avec empressement dans cette lecture mais cela a été très vite compliqué pour moi. Mon petit cœur sensible n’a pas supporté certains passages très cruels et pourtant tellement vrai. J’ai eu du mal à avancer chaque jour dans cette lecture, mais je n’ai jamais voulu arrêter, parce que c’est comme ça qu’on apprend le mieux. Par des témoignages, des récits vrais, qui certes ne sont pas toujours faciles à lire mais qui sont essentiels à notre savoir. Si en fermant ce livre j’ai perdu un peu de mon innocence et suis dégoutée de ces barbares qui s’appelaient des « hommes », je ne peux que vous conseiller cette lecture (âme sensible s’abstenir), apprenons de par les livres pour ne pas refaire les mêmes erreurs du passé.

Inhumain.

Avez-vous lu Kaputt ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce roman ?
Le recommanderiez-vous ?

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