Poésie

Malcolm de Chazal, Pensées

Il était temps de reprendre les poèmes, je vous laisse découvrir le poète d’aujourd’hui en espérant qu’il vous plaira comme il m’a plu 🙂

« Pensées (1937-1947) »

On est toujours pauvre de ce qu’on désir et riche de renoncement.

La mort n’aurait pas de sens si la vie en avait un.

Petit à petit, chacun prend le corps de son métier.

Dans l’extrême danger, on pense avec tout le corps.

Nous sommes empêchés de penser par peur de ce que les gens pensent.

Nous ne voulions pas naître, nous n’acceptons pas de mourir, nous ne pouvons refuser de vivre…et sachant tout cela nous donnons la vie !

Tous les drames de la personnalité partent du refus de vivre avec soi. L’amour tient sa toute-puissance de l’illusion qu’il nous donne de nous débarrasser de cette obligation.

L’égoïste a soi doublement comme point de départ et comme point d’arrivé. Ainsi toute sa vie durant reste-t-il au poteau.

Les seuls écrivains qui durent sont ceux qui écrivent nu pour l’homme nu, pour l’homme nature, pour l’homme de tous les temps.

Le rire est un éternuement de l’imagination.

Le premier organe à réagir à la laideur est l’intestin.

Nous regardons les yeux d’un homme pour le connaître, et sa bouche pour le comprendre.

Les fous ont des regards en damier.

Une série d’éventails s’ouvrant successivement les uns dans les autres- tel est le mouvement naturel de l’eau.

Le clair de lune, c’est la lumière gantée.

Pensées, Malcolm de Chazal.

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